GENESE DES COTES MERCANIENNES

 

L’Exode

L’histoire mercanienne puise ses racines dans les lointaines terres de l’est, où vivait un peuple, les Kirundaïs. C’était un peuple fier aux traditions séculaires. En ce temps, les dieux étaient cléments avec eux et ils leurs avaient accordés des terres riches. Depuis des siècles, les kirundaïs vivaient dans une certaine indolence car leur travail et leur piété leur avaient permis de prospérer jusque là.

Les kirundaïs étaient divisés en différents clans dont les chefs formaient le conseil de la nation Kirundaïs. Ce conseil servait d’instance suprême décisionnelle en cas de litige entre deux clans ou de questions touchant l’ensemble de la nation. Ce système avait permis aux Kirundaïs de faire front commun dans l’adversité. Pourtant mêmes les plus ancestrales traditions ne purent les aider quand peu à peu leur terre se mit à flétrir. Tel un ancien fléau se répandant de région en région, le phénomène transforma les riches terres des clans en mornes plaines stériles.

Les kirundaïs se tournèrent vers leurs dieux pour qu’ils viennent à leur aide, ils leurs sacrifièrent leurs dernières têtes de bétail, mais voyant que cela n’apaisait pas leur colère ou leur faim, ils en vinrent à sacrifier leur propres enfants mais rien n’y fit. C’est alors que Kerka vint trouver le peuple des Kirundaïs.

Cette femme était d’une beauté superbe et lorsqu’elle parlait, personne ne pouvait s’empêcher de voir en elle une divinité. D’ailleurs, elle s’annonça comme l’avatar d’une puissante entité qu’elle nomma Entropia, venu sauver le peuple des affres qu’il subissait. Son aide n’était pas donné gratuitement mais en échange d’un culte respectant certains préceptes importants.

Elle se présenta donc au grand conseil et leur fit une prophétie : la terre qu’ils avaient connue, n’était pas la leur Entropia avait préparé une terre d’abondance où les Kirundaïs pourraient vivre heureux et dans l’opulence pour mille cycles. Cette terre était à l’ouest et les clans devaient se fédérer pour conquérir cette terre nommé Mercania.

Le conseil des clans, n’ayant eu aucune réponse des sages ni des prêtres, prit cette prophétie pour la réponse qu’ils attendaient tant. La faim, la misère, le charisme et l’éloquence de kerka (ainsi que les éclairs crépitants traversant ses beaux yeux) finirent de rallier le peuple Kirundaïs C’est ainsi que débuta l’exode des kirundaïs à la recherche de Mercania

Marchant toujours vers l’ouest, la famine sur leur talon, les Kirundaïs mirent à feu et à sang leurs proches voisins, ravagèrent et pillèrent différents royaumes, leur sauvagerie n’ayant d’égal que leur faim. Leur route vers l’occident ressemblait à un fleuve de sang, Chaque arrêt de la horde était l’occasion d’une offrande pour Kerka, divinité incarnée pour la remercier de leur avoir montrer la voie et de les sauver de la menace de l’Empire Khalihuru.

Aucun royaume ne fut assez puissant pour résister à cette horde Elue par Entropia. Aucun royaume certes mais un empire oui ! Après des années d’exode, les kirundaïs se heurtèrent au gigantesque empire du Sélentium. Ce fut le premier échec des clans ! En effet, jamais il n’avait eu à affronté une armée aussi bien organisée et entraînée. En outre, il semblait que cet empire possédait une science de la guerre totalement inconnu aux kirundaïs. Le peuple élu semblait dans une impasse et demanda l’aide de leur divinité. Kerka s’attendait à leur demande et les observa un instant avant de déclarer : « le peuple Elu doit passer par ces terres pour atteindre la terre sacrée. Mercania est l’havre des Kirundaïs. Mais Nous n’avons jamais dis que la quête de Mercania serait facile. Vous devez apprendre de vos ennemis ! Vous devez progresser et muer ! Vous devez rejeter les Traditions inutiles et en forger de nouvelles qui vous feront avancer vers Mercania ! Or quel meilleur moyen d’apprendre qu’en observant un voisin plus puissant, plus avancé. N’apprenez de lui que ce que vous jugez intéressant pour votre peuple et rien de plus sinon vous vous perdrez et ne pourrez jamais accéder à la terre sacrée. Le voyage passe par la mort du passé pour la renaissance de l’avenir ! »

Sur ces paroles, Kerka partit en annonçant qu’elle reviendrait lorsque le peuple serait à nouveau prêt à partir vers Mercania. De plus, elle leur promit de les aider lorsque le peuple ferait appel à elle. Elle tint parole !

Le peuple observa donc l’empire et les autres peuples qui l’entouraient. Les clans descendirent vers le sud et dévastèrent les territoires Tahashim et Emphidorien. Ils incorporèrent des natifs de ces régions en les élevant au statut de Kirundaï et en recevant la bénédiction de la déesse. Ce procédé fut particulièrement encouragé chez les Flaerty et les Letham C’est ainsi que les connaissances des peuples du Sud concernant l’irrigation, la navigation, la construction navale et bien d’autres savoirs furent appris aux Kirundaïs

Durant cette période, les clans étaient livrés à eux même, leur déesse ayant disparu. Les clans étaient de nouveau dirigés par le conseil auquel s’était joint un nouveau conseiller : le grand prêtre de kerka. Sous leur houlette, des innovations apparurent. Les adversaires méritants étaient intégrés dans un clan, renouvelant le sang des kirundaïs sans pour autant le pervertir. Les prêtres et prêtresses de Kerka y veillaient !

Vint le jour du retour de la déesse qui leur dit que le temps était venu pour défaire l’empire du Sélentium. En effet, ce dernier était en guerre contre l’empire de Krarth et ses alliés. Ces troupes d’élites, les chevaliers tectoniques, assiégeaient la capitale krarthan. La Déesse indiqua que le moment du départ était à nouveau venu et remontant du sud, les Kirundaïs déferlèrent sur les frontières dégarnies du Sélentium. Dans une débauche de rage et de folie sanguinaire, les clans Kirundaïs mirent la capitale à feu et à sang et la livrèrent au pillage pendant trois mois. Les prisonniers furent sacrifiés au nom de Kerka par les prêtres du culte. Kerka sembla mécontente mais ne dit rien et laissa ses prêtres agir. Elle resta silencieuse pendant les mois qui suivirent.

Il avait fallu une génération aux Kirundaïs pour arriver jusqu’aux terres occidentales et à la mer. Le peuple élu parvint enfin en bordure d’une mer qu’ils nommèrent le Glaive. Ils s’installèrent sur les côtes de cette mer et demandèrent à Kerka s’ils étaient parvenus sur la terre sacrée. Kerka ne répondit pas à son peuple mais les prêtres jugèrent que son silence était un acquiescement. Quelques temps avant sa mort, Kerka reparla et indiqua que son temps sur ce monde se terminait. Elle devait laisser son peuple poursuivre son évolution jusqu’à la perfection.

Le peuple kirundaïs n’ayant pas eu l’affirmation orale de leur arrivée dans la terre sacrée nommèrent les territoires, la Côte Mercanienne et leur capitale Mercania. Mais déjà, certains chefs de clan ou Kinru annonçaient que ces terres n’étaient pas les terres sacrées et pensèrent qu’elles étaient plus loin vers l’ouest. Ils firent scission et partirent à bord de puissants navires. Nul ne sait ce qu’il advint d’eux.

Les autres clans se répartirent les terres. Le clan merseine se vit confier la double charge de protéger les descendants de Kerka et le titre de Kinrukaïda, roi des nouveaux Mercaniens. Ainsi pris fin le grand exode.

Grâce à leurs travaux, les mercaniens firent prospérer leurs terres. L’ ouest constituait le grenier de la nation, l’ est produisait le bétail et les montures. Quant au Sud, il approvisionnait le territoire en minerais divers et en métallurgie. La grande façade maritime des côtes était un atout non négligeable que les mercaniens mirent à profit par le commerce ou par des actes de pirateries. Une véritable guerre commerciale s’instaura pour le contrôle du glaive.

 

FAITS IMPORTANTS DE L HISTOIRE DES COTES

 

LA CHUTE DE GENOSHIA

Génoshia était l’un des clans les plus bellicistes des côtes et sa position stratégique, au contact des trois voisins était une écharde dans le pied du clan royal. Ce clan était de ceux qui voulaient continuer la conquête. En cela, il menaçait la paix précaire du royaume et l’alliance avec l’Algandie. Ainsi le roi et ses alliés algandais s’accordèrent pour arranger la chute de ce clan. Certes la perte de génoshia était une lourde dote à payer mais la paix et la survie des alliances importaient le plus. Le prix en valait la chandelle.

Ainsi quand l’ algandie envahit génoshia, le roi réagit mollement, et la ville fut perdue avec un minimum de perte des deux côtés. Le roi offrit sa gracieuse protection au survivant et se proposa d’administrer les terres du clan. Cette affaire eut un grand retentissement au sein de la nation mercanienne qui subissait son premier revers. Auraient-ils déçus leur déesse par leur indolence ?

L EXPansion AU SUD

Les enjeux économique liés au contrôle du glaive nécessitèrent une expansion territoriale visant à contrôler les flux commerciaux approvisionnant l’intérieure du continent Il fallait contrôler les deux rives du fleuve du dragon pour s’assurer le contrôle de la rive orientale du Goulet.

Deux clans se distinguèrent particulièrement : Kesh et Letham qui menèrent les assauts les plus violents contre l’empire du Sélentium. Cette conquête assura l’emprise des mercaniens sur les deux rives du gouffre, tout en repoussant leurs limites frontalières avec le Sélentium loin dans le Sud. De plus le clan de Letham se vit octroyer le contrôle de la rive orientale du Goulet, en vis-à-vis du Strait Land. Le clan de Kesh renforça son emprise sur les deux rives du Gouffre, leurs terres se trouvant alors parfaitement au centre du territoire des côtes mercaniennes.

 

LA GUERRE CONTRE STRAIT LAND

750 après le Sauveur :

Les enjeux économiques liés au contrôle du Glaive ne pouvaient qu’engendrer des tensions entre Strait Land et les mercaniens. En effet, le détroit constitue un centre névralgique du commerce maritime entre le continent et elleslande, ainsi que les échanges nord-sud. Les insulaires avaient absolument besoin d’une enclave côtière qui leur aurait permis de verrouiller le cap. De leur coté, les mercaniens ne pouvaient envisager une invasion armée de l’île sans l’aval de Krarth et d’Algandie. Le Strait Land disposait d’une ressource qui leur laissait un énorme avantage. Dans ce royaume existait une alliance entre des élémentalistes et des nains. Ces deux partenaires voyaient tous deux leurs intérêts dans l’entreprise. Les élémentalistes pourraient grâce à leur magie contrôler le cap tandis que les nains assureraient non seulement la force militaire, mais aussi la gestion du commerce. Face à cela les mercaniens n’étaient pas préparés. Minés par des dissensions internes, le Kinru de Letham se retrouva seul face aux troupes du Strait Land. L’invasion fut rapide et sans appel.

De cette cuisante défaite, les mercaniens tirèrent un enseignement ; ils étaient totalement dépourvus de mages capables de rivaliser avec leurs voisins. Le roi ordonna par décret la fondation de collège de magie dans toutes les capitales de province. Le souvenir de cette défaite est resté gravé dans les mémoires des mercaniens qui demeurent prêts à venger cet affront.

Le Strait Land gagna de nombreux territoires sur le continent et entreprit de le fortifier avec tout un réseau de forteresses frontalières construites par les nains et par un réseau routier efficace entre les villes. Des colons strait landais vinrent aussi s’installer dans ces terres conquises en même temps que des garnisons.

Mais la guerre ne se termina pas là. Régulièrement, des tentatives pour reprendre ce territoire, sont faites par les mercaniens mais jusqu’à aujourd’hui, sans de véritables succès. La raison en est sans doute la désunion qui frappe les clans.

1452 :

Durant la réunion de New Brymstone, les mercaniens sont parvenus à un accord avec le Strait land. Les terres du continent conquises dans le passé par le Strait Land furent reconnues comme possessions religieuses des mercaniens mais que les strait landais pouvaient y vivre jusqu’à nouvel ordre. Etrange accord s’il en ait ! Les deux parties furent pourtant ravies de le signer car cela mettait fin aux escarmouches régulières qui les opposaient. La paix et l’harmonie semblent s’être installée pour le moment. D’autres accords commerciaux ont été signés entre ces deux pays.

 

Autres mises à jours depuis 1452 :

 

 

Le peuple mercanien :

Ce peuple est divisé en tribus dont l’ensemble des territoires fait de ces terres, le plus vaste royaume du continent. Fort heureusement pour leurs voisins, les mercaniens sont divisés et chaque tribu a son propre chef nommé Kinrû. Chaque Kinrû dirige son clan comme il le souhaite et chaque clan a ses propres lois. Mais des lois communes ont été édictées par le clan royal pour juger des affaires communes à tous.

 

Liste des clans :

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