Le Clan du Bélier
Bannière de la Nuit

I/ L’organisation du bélier :

Une hiérarchisation ancestrale :

L’organisation sociale du Bélier est complexe et respectueuse de la place de chacun. Seule le respect de règles sociétales permet de changer de fonction et ainsi d’évoluer dans la hiérarchie. Ces règles utilisent divers indicateurs pour gérer l’évolution social, comme par exemple, le tempérament, les prouesses physiques ou militaire ou encore les droits du sang.


A la tête du Clan, le Skol et son épouse :

Le Skol se nomme : Do-Kal. Agé de 30 printemps, il est le chef de la grande tribu des étalons. Il a été choisi par l’Assemblée des gardiens afin d’occuper ce poste prestigieux. Ses nombreux mérites et ses prouesses ont fait de lui un chef charismatique, reconnu et respecté.
En fonction depuis 6 ans, il assume son rôle avec dureté, sans faillir. Au sein de l’empire, il a le titre de Sansei. Il se considère maître en son clan et sur ses terres. L’Empire l’a obligé à être secondé par Fuon Li, Secrétaire de Premier Rang Impérial. Ce dernier a pour mission de protéger les intérêts impériaux et de conseiller Do-Kal. La tâche n’est guère aisée car Do-Kal ne reconnaît guère l’autorité impériale. Il n’éprouve aucun respect envers l’Empire et ce secrétaire n’est guère plus qu’un parasite nuisible à ces yeux. Il n’a pas encore eu l’audace de l’écraser sous son talon. Il sait que l’Empire surveille ses « débiteurs » et qu’il n’hésitera pas à venir le rappeler à l’ordre avec ses troupes. Aussi, dans l’intérêt de son peuple, Do-Kal courbe l’échine, en attendant le jour propice à sa vengeance.
En plus des obligations impériales qui lui pèsent, Do-Kal doit gérer au mieux les affaires du Clan. Pour se faire, il s’appuie sur sa famille et en particulier, sur son épouse « Flammes qui dansent dans le Vent », Miugi. Celle-ci gère avec sagesse les terres familiales, organise la tribu des Etalons et dirige les autres femmes du Clan. Elle permet ainsi à son époux et aux autres hommes de se concentrer sur les autres affaires importantes du clan. Elle est la tête d’une hiérarchisation toute féminine du clan.


A côté du chef de Clan, le Gouverneur impérial Tsé Ling Dao.

Cette femme aux abords tout féminins et frêles est en fait une puissante guerrière capable de terrasser un ennemi à cheval d’un seul coup. Nul dans le clan ne sait d’où elle tire sa connaissance des armes et il est rare de la voir équipée pour le combat. Quoiqu’il en soit, elle possède une maîtrise de l’épée qui force le respect.
Respectueuse envers le peuple du Bélier, elle reste un agent du Couple Impérial et se montre souvent ferme dans ses discours et dans l’application des lois impériales. Il lui arrive de montrer du respect des traditions ancestrales du clan mais jamais sans une compensation, pour effacer le non respect des lois impériales. Outre son rôle judiciaire, administratif et fiscal, elle dirige avec sévérité les officiers de la garnison impériale et maints soldats ont eu la chance de la voir s’entraîner aux maniements des armes et à l’arc. Elle est un chef de guerre craint et respecté par ses troupes.
Il lui arrive pourtant de s’opposer aux volontés des gardiens, du conseil des 20 et même à celle de Do-Kal et de ses conseillers. Ces oppositions sont restées jusqu’à présent verbales mais il n’est pas certain que cela dure encore longtemps.

Les conseillers du Skol :

Les conseillers du skol sont au nombre de trois. Chacun a un rôle, une fonction précise dans le gouvernement du clan.

  • La «conscience » : Elle se nomme : Stin Liu. Elle est la sœur du chef de la tribu des sabots sombres. Cette jeune femme est subtile et sage. Elle sait que le Secrétaire Impérial n’est qu’un agent de l’Empire. Elle sait aussi que, sans la présence de l’empire, le chaos dévasterait les Terres Sacrées du Khalihuru et que les Dieux anciens reviendront se venger des offenses causées par l’homme. Elle pense qu’en l’absence de la présence impériale sur les terres du bélier, nombre de leurs voisins viendraient venger leurs morts et anéantir tout le peuple bélier. Une terrible guerre surviendrait sans nul doute, dans laquelle le clan risquerait de sombrer à jamais. Son rôle est d’être la Conscience du peuple bélier, de tempérer l’ardeur du Skol, de protéger les intérêts du peuple. Elle est la plume qui combat l’épée.
  • La «parole » : Jeune homme, Fay-long est un pur produit de la Cour impériale. Il y fut élevé comme serviteur et reçu une éducation bien supérieure aux nobles du clan du bélier. Au contraire du secrétaire impérial Fuon Li, la « parole » souhaite que son clan conserve ses traditions ancestrales et que soit reconnu l’importance de son peuple. Il est particulièrement méfiant envers Fuon Li et s’oppose souvent à lui lors de conseils. Il est la parole du peuple, des sages du clan, le messager apportant les nouvelles aux oreilles du Skol. Il est la mémoire de la sagesse du clan. Ses propos sont rarement mis en doute.
  • Le «bras » : son nom est Sha Deng. Il est le 2éme fils du vieux chef des poignards volants. C’est un grand stratège qui ne tolère pas l’échec. Un jour, il a fait exécuter 25 hommes pour ne pas avoir pu arrêter un espion en fuite. Son rêve le plus intime serait de tuer le couple impérial et d’offrir leurs corps aux Ancêtres afin qu’il reconnaisse son peuple comme supérieur aux oyamas et fasse de lui ou de son chef de clan, le nouvel empereur, dieu souverain de l’Empire. Il est la force au service du Skol. Il est d’un naturel vindicatif, impétueux et se heurte souvent aux deux autres conseillers. Son efficacité militaire n’est jamais remise en doute.

Avant toute décision de grande importance, le skol s’appuie sur ces trois conseillers, afin que la décision la plus pertinente et la plus adaptée soit prise. Ce sont eux qui font appliquer les décisions du skol.

Le conseil des 20 :

Pendant la période hivernale, les chefs se regroupent pour former le conseil des 20 afin d’anticiper les problèmes et de trouver la solution adéquate. Chaque année, ils renouvellent leur serment de soumission au Skol et concluent de nouvelles alliances tribales. Ils formulent les doléances des nobles (skolotes) et du peuple. Ils sont le relais entre le peuple et le Skol.
Avisé de ces doléances,le Skol et ses conseillers recherchent alors les solutions aux problèmes posées, tout en respectant les traditions et les lois impériales, ce qui n’est pas toujours facile.
Il est très difficile de savoir où se passe cette réunion car elle se déplace annuellement au gré des pâturages. Enfin, la justice dans ce clan, est un mot qui ne représente rien s’il n’y a pas de témoin.

L’Assemblée des Gardiens :

Si les conditions l’exigent, une assemblée est convoquée par la « Parole ». L’assemblée est un ensemble de vieillards édentés dont la sagesse et la grandeur sont reconnues par tous. Leur érudition n’est pas à remettre en doute. Ils sont la mémoire du peuple et font appliquer les coutumes. Par exemple, lors de la nomination d’un nouveau Skol, ce sont eux qui mènent les réflexions.

II/ Le peuple du bélier :

Les membres du bélier sont habitués aux climats froids et venteux. Ils sont fiers et courageux. Ce sont d’habiles artisans et des dresseurs de chevaux reconnus dans tout l’empire. Ils sont le vent des steppes, porteurs de senteur, de vie. Ils aiment l’eau claire et courante d’un ruisseau de montagne. La liberté est plus précieuse que leur propre vie. Devenir esclave est le pire avilissement qui soit pour un natif bélier.

Ils aiment arborer des couleurs sombres, rehaussées de blanc ou de rouge. Ils n’ont que peu de bijoux en métaux précieux. Le métal est surtout utilisé pour la confection des armes ou des fers à cheval.

Ils sont de terribles guerriers. Les attributs guerriers sont affichés avec honneur et fierté sur le torse des braves. Il n’est pas rare que des ossements de leurs ennemis ornent leur coiffure guerrière. Les cheveux longs sont un signe de prestige, de courage et de force.

La propreté est aussi un signe de grandeur pour ce peuple. Les béliers sont soucieux de leurs apparences et soignent leurs corps avec attention, usant de leurs connaissances en herboristerie. Les femmes béliers sont souvent de grandes guérisseuses très respectées par le reste du peuple. Elles sont garantes de la bonne santé et de la grande force des hommes béliers.
Ce souci de l’apparence n’est pas un signe de coquetterie de leur part. c’est une façon de résister aux multiples périples qui croisent le chemin des béliers : maladie, rudesse du pays. De la même manière, c’est un outil de reconnaissance entre les béliers, un moyen d’affirmer son statut social dans le clan. C’est une manière de se ressourcer, d’entrer en contact avec leurs traditions ancestrales, de transcender le monde.

Les membres du Bélier sont rarement possessifs sauf en ce qui concerne sa monture.
Ils vivent par groupe : 4 à 15 personnes. Plusieurs groupes composent une famille : 50 à 500 personnes. Les tribus rassemblent ces familles : 1000 à 5000 personnes. Il y a 20 tribus internes qui forment le clan du bélier. Ce peuple nomade ne peut assurer, pour le moment, la survie de nombreux rassemblements. Les raids et les combats rituels régulent la population et permettent l’aquisition des denrées nécessaires à la survie du groupe. Ce peuple est aussi dur que le climat mais quand la tempête se calme, leur tempérament s’empresse d’être festif.

Les lois sont basées sur le respect et l’autorité. La femme équivaut à l’homme mais un estropié vaut moins qu’un chien valide. Les pires des invalidités sont celles empêchant un enfant de combattre. Pour ces pauvres erres, la vie devient vite un enfer qui se finit toujours tragiquement.
La loi du talion est très répandue parmi les gens du peuple alors que la noblesse applique les lois de l’empire. Le bien et le mal ne sont que des formes de tolérances aux abus des autres. Seul compte la survie dans la renommée et la liberté d’agir selon les lois. Les dieux sont inaccessibles et passent par les ancêtres afin de répandre leurs volontés.

Les mœurs des béliers sont parfois incomprises par les autres peuples. Par exemple :

  • Un couple marié peut aller voir ailleurs s’ils sont consentants tous les deux et qu’ils respectent les coutumes.
  • Les enfants sont élevés dans leurs familles mais peuvent être vendus s’ils ne sont pas prometteurs.
  • Un bien volé et revendu ne peux être rendu que si le chef de tribu donne son aval.
  • Un combat n’a d’intérêt que si les adversaires peuvent s ‘exprimer dans leur art. (Faire combattre un assassin à la loyale est stupide).
  • La valeur des biens est défini personnellement par son envie de l’utiliser et non par une définition préétablie.
  • Le cadeau des dieux, c’est la liberté et non la vie.
  • Son destin est écrit dans les étoiles, il suffit de savoir le déchiffrer. Les dieux ne s’occupent que des peuples.
  • Ne fait confiance qu’à ta monture car même les divinités se jouent de toi
  • La vie de ta monture est aussi importante que ta propre vie.
  • Les ancêtres t’aviliront après ta mort si tu ne les respectes pas.
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