Le Clan Du Dragon

« Rien n’est pire qu’un dragon sans sagesse. Il n’est qu’un animal venimeux et dangereux qu’il faut éliminer. Un tel dragon est une honte pour ses congénères et un mal qu’il faut purger sans pitié. De la même façon, tous les tigres sont des bêtes sauvages qu’il faut exterminer ! »
Xarius II

Le Gouvernement :

XARIUS II

A la tête de la province impériale, le chef du clan, Xarius III, est un maître daoiste et un alchimiste accompli. Il est considéré comme le fils du Dieu Ahura (voir la cosmogonie du Dao Yin-Yang). Pour l’Empire, il possède la fonction de gouverneur et de commandant de préfecture militaire. Son statut est donc celui d’un homme important dans l’organisation impériale. Son peuple lui préfère le titre de Chef que celui de gouverneur, malgré les injonctions impériales de changer cette attitude.

Xarius est un homme âge de 50 ans mais il en parait seulement 30. Sa force est, parait-il, impressionnante tout comme ses pouvoirs. Il est sage et ne recherche pas à renverser l’empire pour le moment sauf si celui-ci tombe entre les mains de leur ennemi mortel : les tigres. Il n’est pas marié et n’a pas pour le moment d’héritier. Il est entouré de quelques disciples mais personne ne sait si son successeur sera l’un d’eux.

Ce chef possède le pouvoir absolu sur son peuple. En tant que gouverneur impérial, il s’est vu attribué tous les pouvoirs judiciaires. Au sein de son clan, son statut est parfois représenté par des attributs précis (sceptre, toge étoilée, cape de l’univers, etc.) et des vertus célestes dont la sagesse, la pureté, etc. Le chef gère tout ce qui concerne le territoire du clan. Il est aidé dans sa tâche par 5 conseillers, 5 satrapes (préfet de région) et 5 généraux. Ces conseillers, satrapes et généraux n’ont que des pouvoirs transmis par Xarius. Ils n’appartiennent pas à l’organisation impériale mais tenant leur pouvoir du gouverneur, un certain respect de circonstance s’est crée entre les fonctionnaires impériaux et ces personnages du clan.

Le chef de clan s’assure de la fidélité des autres personnages puissants du clan, en leur garantissant de hautes charges et des privilèges transmissibles par hérédité. Il a, par délégation impériale, droit de vie et de mort sur ses sujets tant qu’il reste dans le cadre des lois impériales. Ses décisions de justice ne sont valables que dans son territoire et seul un jugement du Dai du ministère de la justice peut casser son jugement.

Il est, pour son peuple, un monarque protégé par une cour, un cérémonial, un protocole religieux et il est chargé de l’application de la justice, de la vérité et du bien.

La cour :

Une foule de courtisans folâtre dans la cour du chef, menant une vie souvent oisive et peu productive. Ils passent leur temps en composant des poésies, chants et autres musiques. Bien sûr, ils recherchent en permanence les faveurs du chef et se regroupent souvent autour d’une personne charismatique et plus importante qu’eux. Ces groupes s’opposent et complotent les uns contre les autres. Les intrigues de cour sont courantes et souvent fatales pour les perdants. Cela explique pourquoi un dragon est versé dans l’art de déjouer les complots ou d’en créer.

La personne autour de laquelle se rassemblent les courtisans sont souvent des proches du pouvoir, des érudits qui ont été remarqués par le Chef et son administration et qui sont sous protectorat royal. Leurs domaines de prédilection sont variés mais ils sont régulièrement mandés auprès du conseil du chef.

L’armée :

Un guerrier dragon par J. Greywolf

L’armée est peu importante chez les dragons mais elle est l’apanage de combattants d’élite, maîtres des arts de la guerre et parfois des arts martiaux. Ils sont les représentants du plus grand guerrier du Clan, le Chef. Aussi leurs vertus sont la conséquence et le témoignage de la Vertu Royale du Guerrier Divin.

L’armée est composée de fantassins armés de longues lances et de cimetières ; d’une petite cavalerie composée d’une cavalerie lourde et d’une cavalerie légère. Enfin l’armée possède quelques chevaucheurs de vivernes dont les lourds javelots lancés depuis le ciel sont un pouvoir craint par les ennemis du dragon. Pour clore sur l’armée, les troupes sont soutenues par des mages et des alchimistes formés dans les écoles du Dragon. Leurs arts et leurs connaissances sont parmi les plus élevés de l’empire de Khalihuru.

Enfin un système d’inspection des rei (districts) pour en vérifier la gestion et la sûreté est en place. Les inspecteurs sont les yeux et la bouche du chef et sont souvent des soldats méritants.

L’Economie :

La connaissance est l’une des principales richesses du pays avec le commerce. En effet, le savoir est un des fondements de la vie du clan tout comme de son économie. L’enseignement des arts martiaux, des pratiques mystiques ou même de certains artisanats dits « précieux » est donc monnayé. Entrer dans une bibliothèque du dragon n’est jamais gratuit et l’accès à certaines connaissances se payent à prix d’or, voire parfois, le paiement est en une tout autre monnaie tel un rouleau de parchemin, rare et ancien… Cela explique qu’on vienne de tout l’empire pour suivre les cours des universités du clan et pour rechercher des informations dans ses bibliothèques.

Outre le savoir, les artisans dragons sont d’excellents fabricants de soieries et de fins joailliers. Les produits du dragon sont parmi les plus précieux et les plus recherchés et qui sont fait avec le plus de minutie et de perfection. Les métaux précieux sont pour la plupart importés. Les pierres précieuses par contre sont extraits des monts situés à l’ouest du territoire du Dragon. On y trouve des saphirs, quelques rubis et parfois des diamants roses. Mais la principale ressource en gemmes est l’ambre. Celui-ci se trouve souvent le long des rivières ou sur les rivages. Cette pierre est particulièrement appréciée par la population comme des maîtres daoistes du clan qui considèrent souvent cette pierre comme un symbole mystique de longévité. L’artisanat de l’ambre prend toutes sortes de formes, bijoux, sculpture, talismans, etc.

Outre l’ambre, le clan pratique par voie maritime du commerce avec l’Emphidor et les singes. Malheureusement, ce commerce est difficile, les navires sont souvent détruits par les tempêtes estivales et hivernales. Ce qui explique que la Route du Commerce passant par le clan du Coq soit encore une voie importante pour les caravanes marchandes. Cette Route fait perdre énormément de ressources au clan du dragon, peu heureux de cette situation.

Le commerce est important dans le clan mais le faible intérêt qu’ont les nobles et les élites en général pour le commerce font que celui-ci profite surtout aux comptoirs du clan du singe, implantés sur le territoire et payant une redevance au dragon.

Les dragons utilisent aussi des serviteurs dans leur maison ou dans leurs mines. Ils exploitent d’ailleurs des filons aurifères et argentifères. Mais de mauvaises langues prétendent que l’or du dragon est obtenu par alchimie.

La production agricole est composée de céréales (orge, clé) de vigne. De grands troupeaux de chevaux, de bovins, d’ânes et de chameaux sont aussi présents, surtout pour parcourir l’important réseau routier construit. Les routes sont sures et sillonnées par les courriers royaux.

Les mœurs et la spiritualité :

Un sage dragon par J. Greywolf

La majorité du clan du dragon suit les préceptes du Dao Yin-Yang. Cela n’exclut pas la présence de chamanisme ou d’adeptes de la Voie Lumineuse sur le territoire du Dragon.
Les maîtres daoistes du dragon sont de grands érudits qui passent de nombreuses heures à consulter les anciens écrits, expérimenter dans leurs laboratoires d’alchimie, etc. Mais si nombre d’entre eux suivent les lignes de vie de Tseu Dao, nombre d’autres sont secrètement des membres de la Secte du Paradis Terrestre ou de la Confrérie Blanche (voir le Dao Yin-Yang). Selon les rapports secrets de l’Empire, la Secte du Paradis Terrestre serait plus importante que la Confrérie Blanche au sein du Clan du Dragon.

Par contre, il est sûr que des membres importants de la communauté sont des membres actifs de ces Ecoles Egarées. Quelques arrestations ont eu lieu ces dernières années. Selon les espions impériaux, il semblerait que la Secte du Paradis Terrestre financerait plusieurs expérimentations daoistes en cours et utiliserait les résultats de ces recherches pour poursuivre son objectif. Mais rien de précis n’est clairement apparu sur les plans futurs de la SPT.

La Confrérie Blanche, quand à elle, semble moins nombreuse que la SPT mais les sages pensent que cela est du à la conjointe surveillance du Clan du Dragon et de l’Empire à son sujet. En effet, Xarius III pense sincèrement que la Confrérie Blanche est un réseau d’espions, d’assassins et de terroristes à la solde du Tigre, son principal ennemi. Aussi, a-t-il demandé à ces milices et autres agents de repérer en priorité les actions de la Confrérie blanche plutôt que de s’inquiéter des actions de la SPT. D’ailleurs, il semble que certaines dénonciations anonymes enregistrées par les juges du clan aient en fait pour origine des membres de la SPT, particulièrement intéressés à nuire à leurs ennemis de toujours.

Mais laissons cette parenthèse et passons donc aux mœurs et à la spiritualité dans le quotidien, issu du Dao mais qu'on retrouve aussi dans l'empire (voir le Fong Shuei). Le daoisme est très présent dans la vie de chacun dans le clan. Tout est régenté par les lignes de vie du Dao, du vestimentaire à l’alimentation, de l’agriculture à l’architecture, de l’herboristerie à la médecine et l’alchimie. Même certaines pratiques sportives ou de détente sont imprégnées de Dao comme le jeu, la philosophie zen, le Dai Chi (danse/art martial), le Yoga, etc. Le principal concept daoiste que l’on retrouve dans toute activité quotidienne est la quête de l’Harmonie, le respect des flux Chi dans toute action physique, mentale. Même l’architecture est établie en respect de ces flux de cette harmonie. Une demeure sera construite en fonction de plusieurs facteurs dont la géographie des reliefs environnants, les forces telluriques du terrain. Il n’est pas rare qu’un architecte soit accompagné d’un maître Dao, et même d’un chaman dans le cas de la présence d’un génie sur les lieux de construction.

Les habits et les comportements en société :

Les gens de la haute société porte une chemise de toile fine sur laquelle il passe 2 tuniques à manches longues. Les tuniques sont de couleurs différentes selon les saisons. Le pourpre est la couleur des chefs. Les tuniques sont serrées par une ceinture. Le pantalon de toile ou de cuir est également porté.

Le comportement quotidien est emprunt de modération et d’urbanité. On considère la propreté corporelle comme une marque de politesse envers leurs voisins et une étiquette rigoureuse régit les rapports des personnes. Les salutations sont nettes et respectueuses. Les excès de comportement sont condamnés.

L’antagonisme avec le Clan du Tigre :

Un maître Dao par J. Greywolf

Nul ne se souvient réellement de l’origine de cette antagonisme mais selon les Astrologues impériaux, c’est dans l’ordre des choses. La guerre longue, secrête, froide ou chaude que se livrent le clan du dragon et celui du Tigre date du Premier Empire. L’Animal Dragon et l’Animal Tigre entraient souvent en conflit, l’un et l’autre ne se supportant pas, jugeant l’autre avec grand mépris et ne manquant pas une occasion de l’humilier et de le ridiculiser. Les humains qui étaient leurs vassaux agissaient de la même manière, comme l’exigeait leur serment juré mais il arrivait que certains Hommes de deux clans parviennent à s’entendre et même à devenir amis. Mais cela restait souvent secret, caché aux yeux des autres membres du clan sous peine d’être jugé pour trahison et exécuté.

Après la disparition des Animaux, les énergies dévastatrices qui ont parcouru le pays durant le rituel de l’Empereur de Jade (voir Cosmogonie) ont eu d’importantes répercussions sur les peuples de ces clans. La haine du clan ennemi fut exacerbé. Des chamans de chaque bord en appelèrent aux génies du Dessous libéré par les Flux déstabilisés et les envoyèrent massacrés leurs ennemis. Les victimes furent nombreuses et les deux clans faillirent disparaître. Seul l’intervention du Nouvel Empereur et de la Nouvelle Impératrice arrêta le conflit. La paix revint, les génies du Dessous furent chassés ou tués et l’Empire sépara les deux clans par le clan du Buffle.

Les rancoeurs ancestrales existent toujours et de nombreuses familles des deux camps en appellent encore aux vieux codes de l’honneur et au droit de Vengeance. Mais comme ce dernier fut interdit par l’instance impériale, ces vengeances se poursuivent dans l’ombre et ne se terminent qu’avec la destruction d’une des familles, voire des deux.

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