Mœurs et Comportements dans l’Empire

1. Tenues vestimentaires

  • Le Couple Impérial porte des vêtements de couleurs précises qui rappellent les Deux Dieux Célestes, anciens Souverains des Terres Sacrées de Khalihuru : l’Orangé pour l’Empereur et le Bleu Nuit pour l’Impératrice. Il est interdit d’arborer ces couleurs et de mauvais goût de prendre une couleur proche à ces deux coloris. L’étiquette interdisant à quiconque de porter les couleurs du couple impérial, seule une autorisation impériale, signe d’une grande faveur pour son porteur, peut permettre de porter une des couleurs approchantes.
  • Si vous avez tous bien suivi, le pourpre n’est pas une couleur impériale !
  • Le vêtement de la noblesse et des fonctionnaires est fait d’une longue (jusqu’à mi-cuisses voir plus bas) chemise de toile à manches longues, d’un surcot à manches courtes ou sans manche, d’une ceinture en tissu avec pan de toile sur les côtés, d’un pantalon en toile de style braies mais plus froncées en bas, des chausses montantes renforcées sur l’avant et sur le dessus du pied.
  • • La tête est généralement coiffée et couverte par un calot, un chapeau ou un casque. Le chapeau peut être de forme circulaire ou cylindrique. En fonction du titre, du rôle ou de la place sociale de chacun, le couvre-chef est différent. La mode actuelle permet aux femmes n’ayant pas de fonctions officielles (elles n’appartiennent donc à aucun Ministère et ne sont pas fonctionnaires impériales) qui le désirent de coiffer leurs cheveux en d’immenses chignons recouverts de perles et des bijoux qui peut alors les dispenser de porter une coiffe.

2. La religion au quotidien

a - Le culte des ancêtres :

    dame noble de l'empire
  • Tout Khalihuran a une âme immortelle, le Kouen. Tant qu’elle est abritée par un corps, bien que celui-ci soit mortel, cette âme est « protégée ». L’âme revêt un corps pour avoir une existence terrestre. Un être vivant est la fusion entre une âme et un corps en état de fonctionner.
  • Une fois désincarnée, une âme peut subir des altérations allant jusqu’à la dissolution totale de son énergie spirituelle. Une âme se régénère soit en retrouvant un nouveau corps pour vivre une nouvelle vie terrestre, soit parce que des vivants se souviennent encore d’elle et lui vouent un culte sincère, ou en restant auprès d’une essence divine, soit au cœur du Monde du Dessus, soit au cœur du Monde du Dessous.
  • Pour qu’elle subsiste, il faut une cérémonie et des offrandes funéraires chaque année.
  • Les ancêtres sont censés apporter conseils et soutien métaphysiques aux vivants.
  • Normalement, ils protègent la maison familiale des attaques des démons ou des maléfices mais leur efficacité face à ces dangers n’est pas toujours avérée.
  • Au moment où l’âme se sépare du corps, il y a plusieurs possibilités :
    • Le corps est trop détérioré pour pouvoir abriter cette âme – c’est la mort, c’est-à-dire que l’âme est libérée du corps et ne peut le réintégrer.
    • Le corps est en sommeil provoqué par les dieux – c’est le rêve mystique, l’âme est libérée temporairement et guidée par un messager « divin » de façon à ce que l’âme puisse retrouver le chemin du retour et réintégrer son corps une fois tous les messages transmis. Le corps laissé sans âme est rendu invulnérable à une possession par une âme errante par la volonté du divin.
    • Le corps est en sommeil provoqué par une transe et l’ingestion d’une potion – c’est la projection astrale. L’âme se sépare du corps pour partir en exploration d’un plan ou d’une époque dans le but de découvrir de nouvelles connaissances ; il est vivement conseillé de demander à un totem ou un esprit protecteur de cheminer à ses côtés, sous peine de voir l’âme se faire attaquer voire dissoudre par un esprit mal intentionné. Le corps laissé sans âme peut être vulnérable à une possession par une âme errante ; c’est pourquoi il est primordial de bien s’entourer lors de ce genre de voyage, aussi bien sur le plan terrestre que sur le plan spirituel.

b – La quête de la Longévité :

Seul le Kouen est immortel ; les Khalihuran ont depuis bien longtemps admis que les enveloppes corporelles sont vouées à la destruction, tôt ou tard.

Loin de rechercher l’immortalité pour leur corps, certains résidents de l’Empire désirent pourtant vivre le plus longtemps possible chacune de leur existence – en particulier celle qu’ils vivent actuellement.

C’est pourquoi un grand nombre de Khalihuran se tournent vers la pharmacopée, la religion, le chamanisme et toutes sortes de pratiques plus ou moins approuvées par la morale impériale afin d’accroître leur longévité, tout en préservant leur santé mentale et physique.

Les grands symboles connus de longévité sont le Pin, la Grue, le Cerf et la Biche (le plus souvent blancs ou albinos), la Carpe, les Tritons et Sirènes mais aussi les Kirins, et l’idéogramme de la Longévité, bien entendu.

On les retrouve sous forme d’allégories peintes, sculptées (statues, bijoux, …), brodées, … ou de « drogues » vendues dans les marchés prévus à cet effet ou sous le manteau (poudre de bois de cerfs blancs, infusion de foie de carpe, laitances de morue compressées, …)

c - Des mœurs réglementées :

Les cérémonies religieuses personnelles, privés ou publiques :

  • Chaque acte important de la vie quotidienne est sujet à un petit cérémonial religieux. Il peut recouvrir diverses formes privées ou publiques. En général, les cérémonies publiques se font pour un moment important dans la vie de personnes réunies, comme la réception d’une personnalité importante dans sa maison, le départ d’un membre de la famille, un mariage, etc.
  • Outre le cérémonial religieux personnel, une prière doit être faite pour la sauvegarde du Couple Impérial avant chaque repas du soir par signe de respect. Ne pas le faire risque de mécontenter les ancêtres impériaux et d’attirer leur courroux sur la famille.
  • Il est nécessaire d’honorer les génies et les ancêtres par des offrandes régulières, des prières de remerciements personnels ou d’autres actions de grâce. Un génie ou un ancêtre honoré n’en sera que plus clément envers la personne qui lui montre piété et déférence.

Le Salut, un principe hiérarchisé :

    dame de l'empire
  • Les salutations entre les personnes doivent être nettes et respectueuses.
  • Au sein d’une même hiérarchie sociale et face à une personne de statut supérieur, il faut incliner le torse et la tête. L’inclinaison varie en fonction des différences de « statuts » ou titres entre les personnes et du respect mutuel.
  • La personne de statut supérieur incline légèrement la tête en signe de réponse respectueuse à l’hommage rendu par le subordonné.
  • Un garde impérial en faction n’est pas tenu de saluer qui que ce soit, son devoir de protection passant avant toute autre chose.
  • Si une différence de hiérarchie sociale existe, la prosternation est la seule solution honorable acceptée.
  • Il est obligatoire de se prosterner devant le Couple Impérial quelque soit son rang et le Couple Impérial est tenu de rendre le salut à ses sujets.
  • Donc si l’on considère la hiérarchie suivante : Couple Impérial – Nobles et Grands Officiers – Fonctionnaires – Prêtres et mages – Paysans ; les salutations se passent comme suit :
    • Un paysan, un fonctionnaire, un noble s’inclinent devant un semblable de manière plus ou moins importante en fonction de la différence de titre, d’importance sociale, etc. et se prosternent devant le couple impérial.
    • Un paysan se prosterne toujours et en tout lieu, sauf devant un autre paysan.
    • Un fonctionnaire de troisième rang s’incline devant un fonctionnaire de second ou premier rang.
    • Un fonctionnaire se prosterne devant un Grand officier, un noble ou le couple impérial.
    • Etc..

La guerre, quelques informations :

Les guerres sont codifiées et précédées de rites divinatoires. L’art de la guerre dit que le guerrier sage et accompli se doit de/d’ :

  • évaluer, connaître et comprendre sa force et celle de l’ennemi
  • garder l’initiative et laisser l’ennemi dans le doute
  • tromper l’ennemi et le surprendre
  • être insaisissable en mêlant combats ouverts et attaques surprises
  • rapidité dans le mouvement
  • adapter sa stratégie à l’importance des armées
  • observer sans cesse l’ennemi au cours des engagements, etc

Les guerriers sont considérés comme des fonctionnaires de l’Empire. Le plus simple soldat est supérieur à un paysan, un novice ou un apprenti (mage, guildeur, …). Il est la force du Couple Impérial et en cela mérite toute considération. Les génies de la guerre sont honorés chaque jour, au matin, au midi et au soir. Il n’est pas rare qu’un soldat possède une petite statuette de génie de la guerre autour du cou ou encore quelques tatouages sur le corps servant à signaler sa présence aux génies.

Un code d’honneur strict et précis existe au sein des troupes.

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